Entheogenes

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Historique de la recherche

C’est R.Gordon Wasson qui redécouvrit l’utilisation rituelle des champignons magiques à Oaxaca en Amérique Latine. En 1955, Wasson et Allan Richard furent les premiers américains à assister à un rituel et à y manger des champignons. Les champignons furent pris sous la supervision de Maria Sabina, une guérisseuse Mazatec. Mais c’est la publication du livre de Wasson (Mushrooms, Russia, and History), en 1957, qui précipita l’intérêt du publique pour ce type de rituel. En 1938, le chimiste suisse Dr Albert Hoffmann, synthétisa le LSD-25 et en 1943 en découvrit les effets psychédéliques. Il le distribua ensuite rapidement à des psychologues et psychiatres pour en examiner le potentiel pour la compréhension ou le traitement des désordres mentaux. À partir des années ‘50 des écrivains et poètes, Aldous Huxley, William Burroughs, Allan Ginsberg, Carlos Castanedas, et d’autres personnalités comme Dr Timothy Leary et Dr Richard Alpert firent pénétrer les psychédéliques dans les universités puis ensuite dans la culture populaire. En 1966, le gouvernement des États-Unis, terrorisé par la puissante réaction, rendit la majorité des psychédéliques illégaux. Il utilisa toutes les forces physiques, financières et politiques en son contrôle pour répandre la peur et discréditer les vertus des psychédéliques, et ce, malgré les études démontrant leur potentiel positif et la relative sécurité reliée à leur utilisation. Toutes les recherches scientifiques furent arrêtées. Dr John Lilly réorienta sa carrière pour approfondir ses recherches sur les dauphins et son invention - le caisson d’isolation. Dr Stanislav Grof, un des chercheurs les plus actifs dans l’étude du LSD, inventa la Respiration Holotropique, une technique permettant d’atteindre des états similaires à ceux atteints grâce aux psychédéliques. Un des seuls à conserver son permis pour produire des psychédéliques fut Dr Alexander Shulgin, chimiste génial à qui l’on doit la découverte du MDMA et de plus de deux cents autres substances. Il dut malgré tout garder clandestines les expérimentations de ses nouvelles inventions avec un groupe d’amis proches jusqu’au moment où, trop vieux pour ce type de recherche, il les mit par écrit, avec Ann Shulgin, dans leurs célèbres livres PHIKAL et THIKAL. Dans ces livres on peut aussi trouver les recettes des psychédéliques qu’il a inventés.

Depuis le début des années ‘90 nous vivons une seconde vague de recherches sur les psychédéliques. Moins extravagante, elle se veut plus constructive et scientifique. De 1990 à 1995, Dr Rick Strassman (DMT, the spirit molecule), psychiatre de l’Université de New Mexico, a obtenu les autorisations nécessaires pour étudier les effets du dimethyl-tryptamine (DMT) sur l’être humain. Heffter Research Institute (HRI) et MAPS (Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies), sont des organisations de recherche et d’éducation à but non-lucratif. Ils assistent les scientifiques à concevoir, financer et obtenir les approbations pour et faire des rapports sur les études des risques et bénéfices du MDMA, des substances psychédéliques et de la marijuana. Marc Emery, activiste et président du British Colombia Marijuana Party (BCMP), fait tout pour aider à la légalisation du pot et des psychédéliques. En effet, en plus de travailler au niveau politique, son organisation finance et met en ligne un site internet avec des archives audio et vidéo accessibles gratuitement (nouvelles, conférences, ateliers et événements spéciaux, etc.). On peut, entre autres, y visionner Entheogenesis, conférences annuelles ayant pour invités les intervenants les plus importants dans le domaine des enthéogènes. Le BCMP a aussi financé et aidé à la mise en fonction du Iboga Therapy House, qui utilise l’ibogaïne pour aider à guérir la dépendance à des substances comme l’héroïne, la méthadone, la cocaïne, le crack, l’alcool et les méthamphetamine.

Résultats d'études sur les enthéogènes

Etudes scientifiques sur les enthéogènes.

1) Etudes sur les enthéogènes en général ou portant sur plusieurs enthéogènes à la fois

-Gable, R.S., « Toward a Comparative Overview of Dependence Potential and Acute Toxicity of Psychoactive Substances >Used Nonmedically”, American Journal of Drug and Alcohol Abuse, 1993, 19, 3: 263-281.

Etude illustrant le fait que les enthéogènes sont très différents des drogues comme la cocaïne et l’héroïne ; pour plusieurs d’entre eux il est montré leur très faible potentiel addictif , le risque quasi nul d’overdose, et très peu sinon aucune toxicité organique.

-Bergman R.L., « Navajo peyote use : its apparent safety », American Journal of Psychiatry, 1971, 128, 6 : 695-699.

-Cohen S., “Lysergic Acid Diethylamide (LSD,ndlr): Side Effects and Complications”, Journal of Nervous and Mental Disease, 1960, 130, 1: 30-40.

-Strassman R.J., “Adverse Reactions to Psychedelic Drugs: A Review of the Literature”, Journal of Nervous and Mental Disease, 1984, 172, 10:577-595.

Les trois études précédentes mettent en avant le fait que les risques physiques et psychologiques provenant des états de conscience altérés, qui ne sont pas négligeables lors de prise banalisées et non encadrées, deviennent minimes quand les enthéogènes sont utilisés dans des cadres rituels.

-Henrietta L.L. Rapoport J.L., “Relief of obsessive – compulsive symptoms by LSD and psilocybin”, American Journal of Psychiatry, 1987, 144: 1239-1240.

-Riedlinger T.J., Riedlinger J.E., “Psychedelic and entactogenic drugs in the treatment of depression”, Journal of Psychoactive Drugs, 1994, 26:41-55.

-Strassman R.J., “hallucinogenic drugs in psychiatric research and treatment: perspective and prospects”, The Journal of Nervous and Mental Disease, 1995, 183: 127-138.

2) Ayahuasca

-Callaway, JC, Airaksinen, MM, McKenna DJ, Brito, GS and Grob, CS (1994), “Platelet serotonin uptake sites increased in drinkers of ayahuasca” Psychopharmacology, 116: 383-387.

-Callaway JC, Raymon LP, Hearn WL, McKenna DJ, Grob CS and Brito GS (1996), “Quantitation of N,N-dimethyltryptamine and harmala alkaloids in human plasma after oral dosing with ayahuasca”, Journal of Analytical Toxicology Vol 20: 492-497.

-Callaway, JC, McKenna, DJ, Grob, CS, Brito, GS, Raymons, LP, Poland, RE, Andrade, E and Mash, DC (1998), “Pharmacokinetics of hoasca alkaloids in healthy humans”, Journal of Ethnopharmacology, 1999, 65,3: 243-256.

-Grob, CS, McKenna, DJ, Callaway, JC, Brito, GS, Neves, ES, Oberlaender, G, Saide, OL, Labigalini, E, Tacla, C, Miranda, CT, Strassman, RJ and Boone, KB (1996), “Human psychopharmacology of hoasca, a plant hallucinogen used in ritual context in Brazil”, Journal of Nervous and Mental Disease 184: 86-94.

-McKenna DJ, Callaway JC and Grob CS (1998), “The scientific investigation of ayahuasca: a review of past and current research”, The Heffter Review of Psychedelic Research, Vol 1 :65-77.



-Callaway, JC and Grob, CS, “Ayahuasca preparations and serotonin uptake inhibitors: a potential for severe adverse interaction”, Journal of Psychoactive Drugs, 1998, 30: 367-369.

Le Projet Hoasca (ayahuasca, en portugais): réalisé à partir de 1993, avec les membres de l’UDV (Eglise syncrétique où les membres prennent régulièrement l’ayahuasca lors de cérémonies religieuses), a été réalisé à Manaus, au Brésil. Il est l’une des investigations la plus complète du 20ème siècle concernant la chimie, la psychopharmacologie, et les effets psychologiques d’une substance psychédélique. Parmi les découvertes essentielles, on peut citer le fait que le groupe contrôle de sujets ayant pris l’ayahuasca sur une longue période de temps avaient changé leur vie et leur comportement de manière profonde et positive ; et qu’il y avait une élévation persistante des récepteurs de capture de la sérotonine dans les plaquettes, indiquant la possibilité d’une modulation semblable à long terme de la sérotonine dans le système nerveux central, ceci pouvant refléter des changements adaptatifs au long terme dans les fonctions cérébrales.

-Santos RG, Landeira-Fernandez J, Strassman RJ, Motta, V, Cruz APM (2007) Effects of Ayahuasca on psychometric measures of anxiety, panic-like and hopelessness in Santo Daime members. Journal of Ethnopharmacology 2007 112 (3): 507-513. 2007.

Chez des membres de l’église Santo Daime prenant de l’ayahuasca depuis au moins dix années consécutives, des questionnaires furent administrés une heure après l’ingestion d’ayahuasca, dans une procédure en double aveugle contre placébo. En plein milieu des effets aigus de l’ayahuasca, les participants virent leurs notes baisser aux échelles de panique et de désespoir. L’ingestion d’ayahuasca ne modifia pas l’anxiété trait ou état

3) Sauge divinatoire

-Baggott M., Erowid E., ERowid F., “A survey of Salvia divinorum Users”, Erowid Extracts, June 2004, 6:12-14.

''Des chercheurs (Baggot) de l’Université de San Francisco ont fait une étude avec 500 usagers, qui reconnaissent avoir ressenti parfois ou souvent les effets suivants à court terme ( >20% occurrence) persistant après l’effet principal : • Perspicacité accrue - 47% • Meilleure humeur - 44.8% • Sérénité - 42.2% • Connection avec l’univers ou nature accrue - 39.8% • Pensées étranges - 36.4% • Sensation d'irréalité - 32.4% • Sensation de flottement - 32% • Sudation - 28.2% • Sensation de chaud ou de froid - 25.2% • Pensée emballée - 23.2% • Étourdissement - 22.2% • Confiance en soi accrue - 21.6% Certaines personnes rapportent un léger mal de tête, une insomnie ou une irritabilité. La fumée peut également irriter les bronches. Concernant les résultats à long terme, le sondage de Baggot4 affirme que 25.8% des sondés notent une amélioration de l'humeur, similaire à un antidépresseur, d’une durée de 24 heures ou plus. Cette conclusion est en concordance avec les propriétés connues sur les agonistes k-Opioïde, en plus des récits anecdotiques et constats de cliniciens (Hanes, 2001). Les résultats du sondage de Baggot, qui a utilisé le diagnostic psychiatrique standard de dépendance aux drogues, indiquent un potentiel de dépendance presque inexistant''

-Hanes K., « Antidepressant Effects of the Herb Salvia Divinorum : A case Report », Journal of Clinical Psychopharmacology, 2001, 21 :634-635.

Cas très intéressant d’une patiente déprimée chronique, résistante aux antidépresseurs et à la thérapie comportementale et cognitive, qui un jour débarque chez son psy déclarant qu’elle n’était plus déprimée suite à sa consommation de sauge divinatoire : le psy confirme en validant par échelle d’évaluation (HAM-D) et examen clinique ; la patiente déclare que l’herbe a engendré une sorte « d’éveil spirituel », caractérisé par la découverte de la nature profonde de son esprit, une plus grande confiance en elle, des sentiments accrus de sa sagesse intuitive et de sa « connexion » à la nature.

4) Les champignons à psilocibine

-Delay J., Pichot P., Nicolas-Charles P., “Premiers essais de la psilocybine en psychiatrie””, In: Neuro-Psychoparmacology, eds. P.Bradley, P.Deniker and C. Radouco-Thomas, 1959, p.528-531, Amsterdam, London, New York, Princeton: Elsevier.

-Delay J., Pichot P., Lemperiere T., Quetin A.M., “Effet thérapeutique de la psilocybine sur une névrose convulsive », Annales médico-psychologiques , 1959, 117 :509-515.

-Delay J., Pichot P., Lemperiere T., Nicolas—Charles P., Quetin A.M., “Les effets psychiques de la psilocybine et les perspectives thérapeutiques », 1959, Annales médico-psychologiques, 1959, 117 :899-907.

- Delay J., Pichot P., Lemperiere T., “La Psilocybine-Ses implications thérapeutiques”, Le Sud Médical et Chirurgical, 1961, 97:9217-9224.

-Delay J., « The therapeutic implications of Psilocybine », In : Hallucinogenic drugs and their Psychotherapeutic Use, eds. R. Crocket, R.A. Sandison, A.Walk, 1963, 37-41, London:Lewis.

-Duche D., « Les effets de la psilocybine dans un cas d’hystérie », Semaine des Hôpitaux de Paris, 1961, 37 : 3061-3062.

-Quetin A.M., “La psilocybine en psychiatrie clinique et expérimentale”, 1960, Paris:Medical dissertation.

-Vernet I., “Actions psychologique et thérapeutique de la psilocybine”, Médecine et Hygiène, 1960, 18:420.

L'ironie du sort veut que cela soit en France que les premières recherches psychopharmacologiques et cliniques aient été conduites avec la psylocybine, et pas par n'importe qui, mais bien par le plus grand psychopharmacologue de l'époque, à l'origine de la classification des neuroleptiques le Professeur J.Delay . Il en montra l'intérêt thérapeutique chez les patients névrotiques avec notamment l'accès facilité à des souvenirs, revécus avec une forte charge émotionnelle propice à un travail psychothérapeutique; d'autres chercheurs français accompagnèrent ces travaux pionniers (Delay et al. 1959, 1961, 1963; Quetin 1960; Vernet 1960; Duche 1961).

-Malitz S., Esecover H., Wilkens B., Hoch P.H., « Some observations on Psilocybin, a new hallucinogen in volunteer subjects”, Comprehensive Psychiatry, 1960, 1:8-17.

-Rinkel M., DiMascio A., Robey A., Atwell C., « Personality patterns and reaction to Psilocybin », In : Neuro-Psychopharmacology, Vol.2, ed. P.B. Bradley, 1961, p.273-279, Amsterdam:Elsevier

-Aguilar T.M.,"La psilocybine: perspectives d'utilisation en psychiatrie clinique", Acta Neurologica et Psychiatrica Belgica, 1963, 63:114-131.
Puis, durant les années 60, d'autres recherches confirmèrent, au niveau international, la contrôlabilité de l'état de conscience modifié créé par les champignons enthéogènes et l'innocuité physiologique (i.e., n'est pas dommageable pour l'organisme) de la psilocybine (Malitz et al. 1960; Rinkel et al. 1961; Aguilar 1963).

-Pahnke W.N., “Psychedelic drugs and mystical experience”, In E.M.Pattison, ed., International Psychiaty clinics: Vol.5 Clinical Psychiatry and religion, 1969, Boston: Little, Brown and Company: 149-163.

-Doblin R."Pahnke's Good Friday Experiment: A long-term follow-up and methodological critique", The Journal of Transpersonal Psychology,1990, 23, 1:1-28.

Ces deux études montrent, par rapport à un groupe contrôle, qu'une prise unique de 30 mg de psilocibine procure des changements spirituels, durables six mois puis vingt cinq ans après, et significativement supérieur à ceux du groupe ayant reçu le placebo.


-Moreno FA, Wiegand CB, Taitano EK, Delgado PL,“Safety, tolerability and efficacy of psilocybin in 9 patients with obsessive-compulsive disorder”, 2006, Journal of Clinical Psychiatry, 67: 1735-1740.

Dans un environnement clinique contrôlé, neuf sujets présentant un trouble obsessionnel-compulsif reçurent, à interval d’une semaine, quatre doses (de faible à importante) de psilocobine. Il n’y eu pas de problème clinique et tous réagirent positivement au niveau de leur symptomatologie avec même une réduction marqué de symptômes obsessionnels centraux pour plusieurs d’entre eux

-Griffiths R.R., Richards W.A., McCann U., Jesse R., "Psilocybin can occasion mystical-type experiences having substantial and sustained personal meaning and spiritual significance", Psychoparmacology, 2006, 187, 3: 268-283.
36 sujets reçurent à deux reprises séparées de deux mois d'interval une fois une dose de 30mg de psilocybin et une autre fois une dose de placebo "actif", la ritaline, dans un ordre aléatoire. 22 des 36 volontaires connurent une expérience mystique intégrale après avoir pris la psilocybine, bien plus que les 4 qui firent état de ce type d'expérience avec la ritaline.

5) La kétamine


-Krupitsky E, Burakov, A, Romanova, T, Dunaevsky, I, Strassman, R, Grinenko A (2002). “Ketamine psychotherapy for heroin addiction: immediate effects and two-year follow-up », Journal of Substance Abuse Treatment, 2002, 23, 273-283.

70 patients héroïnomanes en sevrage se sont vu attribuer une faible dose (0,2mg/kg) non psychédélique ou une forte dose (2mg/kg), psychédélique, de kétamine, , après tirage au sort et en double aveugle. Chaque groupe recevait aussi une psychothérapie servant, entre autre, à intégrer les insights permis par la kétamine. Le groupe ayant reçu la kétamine à haute dose connut un plus grand taux d’abstinence dans le suivi à deux ans, ainsi qu’une réduction plus forte et plus durable des épisodes de manque (de « craving ») et des changements positifs plus importants dans les attitudes émotionnelles non-verbales inconscientes que le groupe ayant reçu la plus faible dose.

-Krupitsky, EM, Burakof AM, Dunaevsky IV, Romanova TN, Slavina TY, Grinenko AY, “Single Versus Repeated Sessions of Ketamine-Assisted Psychotherapy for People with Heroin Dependence”, Journal of Psychoactive Drugs, 2007, 39, 1: 13-19.

59 patients héroïnomanes se sont vus offrir une psychothérapie assisté par une injection de kétamine avant leur sortie d’hôpital. Puis ils furent séparés de façon aléatoire en deux groupes. L’un reçu deux séances supplémentaires de psychothérapie avec kétamine, l’autre deux séances supplémentaires de psychothérapie sans kétamine. Au suivi de un an le groupe ayant reçu les injections supplémentaire de kétamine connut un plus grand taux d’abstinence (50%) que le groupe sans supplément (22%) (p<0,05).



-Berman RM, Cappiello A, Anand A, Oren DA, Heninger GR, Charney DS, Krystal JH, “Antidepressant effects of ketamine in depressed patients”, Biological Psychiatry 2000, Feb 15, 47, 4:351-354.

Etude pionnière : sept patients déprimés reçurent, en double aveugle et par tirage au sort, soit de la Kétamine IV (0,5mg/kg) soit un placebo IV: seuls ceux ayant reçus la Kétamine connurent une amélioration significative de leur symptômes dépressifs (échelle de dépression d’Hamilton) dans les soixante douze heures après l’injection.

-Zarate C.A., Singh J.B., Carlson P.J. et al., « A Randomized Trial of an N-methyl-D-Aspartate Antagonist (ndlr : kétamine) in Treatment-Resistant Major Depression”, Archive General of Psychiatry, 2006, 63, 8: 856-864.

Etude contrôlée, en double aveugle, contre placebo. Des patients ayant une dépression majeure selon le DSM-IV, résistante aux traitements antidépresseurs : un tirage au sort est ensuite effectué : les uns (17 patients) recoivent une IV de Kétamine (0,5mg/kg) et les autres un placebo en IV. Les sujets ayant reçus de la Kétamine montrent une amélioration significative de la dépression comparativement aux sujets ayant reçus un placebo. Cette amélioration se manifeste dès deux heures après l’injection, et persiste de manière statistiquement et cliniquement significative pendant toute la semaine qui suit. Un effet antidépresseur rapide et important résulte donc d’une injection unique IV de Kétamine.

-Khorramzadeh E., Lofty A.O., « The use of Ketamine In Psychiatry », Psychosomatic Journal, 1973, November-Dcember, 14:344-346.

''Dans cette étude descriptive, 100 patients psychiatriques, ayant divers diagnostics, reçoivent une dose variable (0,2 à 1 mg/kg)de Kétamine
en une seule prise. Les effets cliniques bénéfiques et la très bonne tolérance sont constatés au cours d’un suivi
de un an après l’injection''.

-Khorramzadeh E., Lofty A.O., “Personality Predisposition and Emergence Phenomena with Ketamine”, Psychosomatics.1976; 17: 94-95

''Etude sur 606 patients ayant une opération nécessitant la kétamine comme anesthésique. Les réactions à la kétamine, au réveil
de l’opération (plaisantes, neutres déplaisantes) sont statistiquement reliées au type de personnalité selon l’inventaire de Personnalité
d’Eysenck passé par les sujets la nuit avant l’opération. Intérêt pour la sélection des patients pouvant bénéficier d’une psychothérapie avec adjonction de kétamine ? :encore que des réactions « désagréables » sont parfois utiles et nécessaires (comme en psychothérapie)
pourvu qu’elles soient comprises et intégrées par la suite''.

-Krupitsky, E.M.; Grinenko. A.Y.; Berkaliev, T.N.; Paley, A.I.; Petrov, V.N.; Moshkov, K.A. & Borodkin, Y.S. 1992. The combination of psychedelic and aversive approaches in alcoholism treatment: The affective contra-attribution method. Alcoholism Treatment Quarterly 9:99-105.

-Krupitsky, E.M. and Grinenko, A.Ya., “Ketamine psychedelic therapy (KPT): A Review of the Results of Ten Years of Research », 1997, Journal of Psychoactive Drugs, 29, 2, 165-183.

Krupitsky et son équipe ont suivi la prise en charge au long cours de 111 patients alcooliques lors d’une psychothérapie avec adjonction de Kétamine ; La première année après la thérapie, une comparaison avec un groupe contrôle de cent patients montre que les sujets ayant bénéficiés de kétamine restent sobre à 65,8% contre 24 % pour le groupe contrôle ; Chez les 42 premiers patients traités ayant atteint trois années de traitement, 33 pour cent d’abstinence par rapport aux 10 pour cent habituellement trouvés dans la même ville pour le même genre d’établissement psychiatrique.



6) L'iboga

-K.R. Alper, H.S. Lotsof, G.M.N. Frenken, D.J. Luciano, J. Bastiaans, « Ibogaine in Acute Opioid Withdrawal: An Open Label Case Series », Am J.Addict, 1999, 8:234-242.

''L’Ibogaïne est un alcaloïde indole d'Afrique Centrale réputé être efficace contre les douleurs aiguës au cours de la désintoxication des opiacées. Cette étude décrit 33 traitements contre la dépendance de 0.64 ±0.5 grammes de l'héroïne. 25 patients n'ont pas eu de symptômes d'abstinence et n'ont pas éprouvé le besoin de prendre des drogues au moins dans les 72 heures qui suivent l'ingestion. 72 heures après le traitement le résultat des autres cas se répartit comme suit: 4 patients montraient l'envie de se procurer des drogues malgré l'absence des symptômes d'abstinence 2 patients montraient des symptômes légers, mais n'avaient pas envie de se procurer des drogues. 1 patient ne ressentait pas beaucoup de soulagement et aucune diminution du besoin de se procurer des drogues. 1 patiente meurt probablement à cause d'une overdose de heroïne prise clandestinement pendant le traitement.''


7)Peyote (cactus)

-Albaugh B.J., Anderson P.O., « Peyote in the treatment of alcoholism among American Indians”, American Journal of Psychiatry, 1974, 131:1247-1251.

8) LSD

-Kurland A.A., Unger S., Shaffer J.W. et al.,"Psychedelic therapy using LSD in the treatment of the alcoholic patient: A preliminary report“, American Journal of Psychiatry, 1967, 123: 1202-1209.

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