Le 19-12-2008. Ingestion du cactus à mescaline « San Pedro » :



Deux cactus de 25 cm, coupés en morceaux (épines enlevées) et bouillis pendant trois heures avec de l’eau.

Ingestion à 7 h 35 heures, avec Superbob, mon sitter préféré. Début des effets à 9.15

Je vois des tableaux, avec des couleurs rose-orange. C’est pacifié, aérien. Peut-être suis-je influencé, mais ça fait très « motifs indiens ». Maintenant, c’est du vert-crème. Il y a des formes végétales, avec comme des yeux au bout de ces formes, ou au bout de tentacules de plantes carnivores. Je suis dans une galerie 3D sur les végétaux ! C’est orange clair ; il y a des animaux, comme des dragons avec de grandes ailes. Ils se divisent, et rentrent dans l’eau pour y serpenter.

« Entité spirituelle » : au moment où je dis ça, je vois comme un couloir qui mène au ciel, avec plein de nuages multicolores. Des tableaux abstraits rouges et roses, des abstractions géométriques. Ah ah ! Si je faisais un cliché de chaque image, je ferai fortune en tant que créatif ! A présent, plutôt que d’être passif, je vais demander des visions d’entités. Là, je vois comme un oiseau en vitrail multicolore. Je vois des animaux de la préhistoire, le corps est vert par transparence. Je vois leur squelette par transparence. Cela veut me faire comprendre des choses sur l’origine de l’univers. Au départ, quelque chose s’est conçu dans un couloir spiralaire. C’est comme si maintenant… c’est un univers incréé… le fait de penser uniquement…tout comme si une trompe de Fallope sortait de nulle part, et récoltait quelque chose qui est en train de se créer. Je vois différentes créatures, mais ce sont des dessins : elles ne sont pas réelles. Je distingue un rat, et je me dis alors qu’on a un univers de rat en soi…je vois comme des câbles qui enroulent tout, de partout…c’est coloré…

9.40 Beaucoup de choses qui défilent, sans cohérence… ma nausée revient en force. Je sens comme une présence, au dessus de moi. Je la vois quand j’ai les yeux fermés. Les yeux ouverts, c’est comme si je voyais un tourbillon d’énergie, une forme, une aura. Peut-être m’envoie-t-il des images ! En tout cas, je reçois des images particulières, des images de technologie, ce genre de gadgets futuristes des vaisseaux spatiaux. Je la laisse s’approcher ; elle rentre un peu en moi, sur le côté gauche. J’y ressens quelque chose qui n’est pas tout à fait à moi. C’est fou ! On dirait que des créatures peuvent communiquer avec nous, mais uniquement par des BD !comme si la BD était une sorte de langage universel pour communiquer entre mondes (d’ailleurs, avec la sauge divinatoire on est parfois emmené dans un monde de bd à la disney)

9.50 Quand je te parle, c’est comme si je m’entendais avec un écho. Et j’ai des visions colorées. Des couleurs chatoyantes. Le but est d’être une antenne de réception pour des messages utiles à la compréhension de l’homme, de l’univers, pour faire avancer le schmilblick. Des plates-formes intermodales…le cactus, c’est comme la DMT : contacter d’autres univers. L’homme a divergé…par rapport à d’autres mondes parallèles mais en même temps, il y a quelque chose qui nous relie tous. On est reliés, entre univers il y a des choses qui les relient. Un cordon qui relie tout ce qui est manifesté, dans tous les univers.

Olivier me regarde ; il me voit avec des ondes autour de moi, des champs sur le front et au-dessus de la tête. Des ondes d’énergie. Au sommet de la tête, cela prend la forme d’un bol concentrique. Il y a un grand cercle d’ondes devant mon visage, lamellaire comme un oignon. Certains flux d’ondes se dirigent vers moi. Olivier voit des champs d’énergie autour des objets. D’ailleurs Mme Pi…disait être gênée de voir des auras. Olivier voit des lignes de force, transparentes et fluides, ressemblant à du plexiglas, dans la salle. Il regarde ce qui se passe quand je rapproche mes 2 mains. Je fais 2 chi-qong : voit des ondes autour de moi. Il se lève pour les voir de plus près, mais les mouvements qu’il fait finissent par engendrer des vomissements (10.30) On fait des expériences sur 2 pommes, une fraîche et une flétrie. La fraîche a des ondes plus larges que la vieille. Puis mon poing fermé : ondes plus vastes encore et bien plus mobiles.

A 11.00, il se recouche car les visions augmentent.

12.15 Le fait qu’Olivier regarde mon visage immobile engendre des modifications : mes traits s’effacent comme une tourbillon au centre de mon visage et prennent successivement l’apparence très réaliste d’homme-bêtes, effrayants, horribles, et démoniaques. Puis je disparais totalement de son champ visuel, olivier ne me voit plus, je deviens invisible, il voit par transparence derrière moi, quelque chose apparaît au-delà de moi et il est transporté dans un autre monde. Cette même opération se produit à de nombreuses reprises au cours de la séance. Quand je redeviens visible, au départ olivier me voit aplati ,transparent comme une feuille à cigarette, comme un hologramme. L’explication d’olivier est qu’il voit directement l’hologramme créé par mon ADN , autour duquel se créé le champ morphique (Sheldrake) qui va ordonner la matière pour lui donner l’apparence d’un corps visible tridimensionnel ordinaire.

Ensuite, Olivier est transporté dans un autre temps et un autre endroit.(Olivier le vit réellement comme une vie antérieure, avec beaucoup d’émotions ; une histoire d’amour éternel) La première apparition est une ville antique.

- c’est une ville antique, bâtie de façon étagée sur des collines. - quel est son nom ? - euh… Celestia ? Je ne suis pas sûr. Suis-je un homme ou une femme ? Il y a là un amour perdu. Les habitants ont un aspect méditerranéen. C’est une femme. Moi j’ai des cheveux bruns, je suis bel homme, j’ai 23-25 ans. - quel est ton nom ? - Asturios, quelque chose comme ça. - et son nom ? - peut-être Imena ? C’est en Italie dans l’Adriatique. - quel siècle ? - …le 3°. Il y a de la tristesse, de la laisser partir, de laisser couler l’énergie…c’est le manque de la voir. L’homme que je suis n’a pas peur de la bataille, mais il se sent triste par rapport à elle. Elle est morte… Quelqu’un l’a tuée… et il en a une rage infernale. Est-ce qu’elle s’est noyée ? il ne s’en est pas remis. Pourquoi est-elle plus importante que tout le reste ? A présent, il y a des monuments dont le toit est recouvert de feuilles d’or. Comme une dynastie khmer ancienne, avec des têtes de lion, aux motifs pointus. C’est le Cambodge au 5° ou 6° siècle. Rien ne sert à rien…on ne peut être séparés…elle me sourit… nous nous aimons et nous regardons. Il faut que je lui dise qu’on se retrouvera toujours - alors fais-le - dans les regards qu’on s’échange, on s’aimera plus que tout. Et en même temps, on sera amenés un jour à se quitter…peut-être cette histoire est l’un des serpents qu’il y a en moi. Peut-être ces gens sont un couple de serpents ?

13.00 - C’est une aire de décollage pour avions. Célestia est restaurée, c’est à présent un lieu de visite - allons l’arpenter - non, je reviens sur l’antique. - comment réagit cette femme face à ton désarroi ? - elle est elle aussi dans le désarroi. Pourtant je suis moins endurci qu’elle. Elle a déjà connu des séparations. - lesquelles ? - son père, sa mère… - quelle est la raison de la détresse ? - c’est une guerre…quelque chose dans cette ville, un combat avec des glaives, en plein jour. Le nom de l’homme est Horactus, Horatius, Horacius… - pourquoi ce combat va vous séparer ? - car elle se sacrifie pour moi. Elle ne veut pas être mon point faible. A sa beauté, pas un général de César ne peut y résister. les eaux s’ouvrent, finalement et tout retrouve son ordre. Il y a moins de nostalgie concernant cette scène. Nous devenons le cœur de Dieu. Je peux ressentir cela - alors fais-le - ah, j’ai une crampe dans la cuisse. Ha ha, c’est comme si une lance me transperçait la cuisse ! On ne se réunit pas toujours dans l’amour. Mais en tout cas, quelque chose de cet épisode peut se déprogrammer, ma nostalgie va mieux. Elle se transforme en amour intérieur. Un amour complet en soi : rien ne lui manque. Quelque chose se liquéfie, perd de sa substance. - reviens à la scène initiale. Qu’est-ce qui vient à présent ? - il y a moins de nostalgie. Comme quand on regarde les photos de vacances ensemble. Et cette femme va me donner ses qualités de femme guerrière. Nos corps sont fusionnés, comme une sexualité de façon endogène. Deux champs de conscience qui s’interpénètrent. C’est gentil qu’elle utilise ses qualités pour moi. Elle est en moi. - et toi, que lui donnes-tu ? - en même temps, moi je lui fais passer …c’est un défaut, mais…je lui donne ma vulnérabilité - c’est une grande qualité humaine ! - quelque chose a pu se dire, et retrouver sa place, se démarrer, trouver sa fin… fin qui est un début.


Même protocole : Olivier regarde mon visage, qui devient démoniaque ou disparaît, et apparaît quelque chose derrière : Je vois un habitat, une sorte de chambre de bonne, sous les pentes d’un toit. Il y a un salon bourgeois, 18° ou 19° siècle. Un secrétaire avec 2 chaises, du velours vert. - dans quelle ville es-tu ? - peut-être est-ce Vienne, en Autriche. Il y a une femme. Je distingue une entrée de cave au sol, à l’extérieur de la maison. C’est une femme qui a perdu son fils… et elle aussi est morte. Elle me demande de l’aide. Elle veut que j’y aille (soupirs de lassitude). Le fils est dans la cave, mort. Je le lui dis. Peut-être des bombardements ? Quand je le lui dis, elle réagit bien. Je la vois ensuite s’en aller, d’un vol léger. Elle porte une sorte de chapeau de grand-mère. - comment s’appelle le lieu ? - Sénezay ? Vézenne ? Est-ce en France ? - quelle date ? - 19… ? 1940 ?


- son nom ? - Gertrude. C’est dans la ville d’Autun, au moyen-âge. Je vois des armoiries, un fond jaune, une croix rouge au centre. Il y a une fête populaire, sans doute entre 2 batailles. On est au gré de l’eau, sur un canal. Qu’est-ce qui se passe ? Ah, j’ai toujours à découvrir quelque chose d’horrible que je n’ai pas envie de découvrir. C’est comme ils se débarrassaient des enfants plus assez robustes pour travailler : ils les assommaient et les noyaient. Il y a un raz-de-marée dans une autre ville…

Rq : Ces notes peuvent sembler décousues mais elles reflètent toute la difficulté de mettre en mots des expériences si nouvelles et si prenantes émotionnellement