Iboga II, Bob

Et maintenant, Voici l’histoire si compliquée en apparence, Mais si simple en vérité, De tout.



L’expérience mystique ultime ? La mort. Pour plus tard.

Omniprésente et impalpable est la réalité.

Elle est comme l’oxygène que l’on respire : comme si elle n’existait pas.

Pourtant, elle imprègne chacune des parts les plus intimes de notre existence.

Vaste est le savoir.

Mais illimité est le non savoir qui lui fait face !

« Une connaissance au-delà de la connaissance », comme dit Véronique.

Des différences par rapport à la dernière fois. Je les considère comme des progrès : disparition des images sur écran vert, ces fenêtres à dessins animés dont je n’ai plus besoin. disparition des insectes à boule antipathiques :



disparition du sentiment pseudo-paranoïaque acceptation plus tranquille de ce qui arrive, technique socratique utilisée larga manu pour faire parler la banque de données de la plante

Les pierres pensent. Elles vivent, mais à leur manière : plus lentement que nous.

Univers : sublime hyperconnexion !

Son sens m’échappe. Quoi de plus normal : son essence est de ne pas être. En lui, il n’y a ni haut ni bas, ni futur ni passé, ni matière ni espace. Mais qu’importe ! Les ramifications qui le composent sont d’une beauté élégante et fluide. Sa poésie : voilà l’important.

La danse puise son origine dans la ronde du cosmos.

Tout est simple. Seule la pensée complique.

La matière est la dérivée de la conscience universelle. Dans la kabbale, il est question de Créateur. En vérité, il s’agit d’un principe créateur, ce que Véronique appelle l’Être, faisant allusion au mot : « au début était le Verbe ».

Etre génial, c’est être simple.



L’univers est simple.



Alors pourquoi les sciences le compliquent ? Parce que les données qui composent les sciences (les mesures, la notion de temps, d’espace, la physique, etc.) sont erronées dans ce qu’elles définissent.

Pourquoi ? L’ombre d’un arbre n’est pas cet arbre. De même, le temps, l’espace, la matière, etc.…ne sont que l’ombre d’une essence créatrice, avec lesquelles ils ne se confondent pas. Il suffirait de changer une petite façon d’appréhender le monde pour que le discours scientifique, si brillant et si complexe en apparence, devienne d’une simplicité absolue. Mais alors, il sera d’une tout autre étoffe : il deviendra mystique.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », dit Rabelais. Pas mal ! Ce qui manque à la science, c’est peut-être la conscience.

La sexualité est sacrée, car elle transforme la pensée (ou la conscience) en matière. Elle insuffle une pure idée dedans la matière. Elle transforme le Verbe en Chair.

L’acte de création arrache quelques bribes de matière à la pensée pure. Créer, c’est transmuter. Aussi, la créativité fait partie du divin aussi, puisqu’elle incarne l’ineffable dans la matière.

Le propre du sacré, c’est, c’est qu’il injecte dans la matière des choses perçues de l’ineffable

Le pari est là : laisser tomber le savoir, le mental.

Quel intérêt ?

Parce qu’il est trop rigide. Le mental fixe des lois et des cadres. C’est bien, mais ce ne sont pas les lois et les cadres qui régissent le principe créateur ; c’est autre chose. Or, on croit qu’on l’obtient, comme dans la kabbale par exemple. Mais comme dit la Kabbale justement, l’enfant qui naît perd son savoir et essaye de le retrouver, mais avec des objets matériels : donc, forcément on se trompe.

Donc, il faut que je laisse tomber cette quête où le savoir n’est pas le savoir absolu. Je demande à la plante quand s’est perdue la connaissance religieuse, et que je considère le savoir qui est le mien, comme une ombre, une dérivée d’un vrai savoir, qui restera à jamais insu.

L’univers est une incommensurable connexion, un conglomérat d’intelligences. Toutes choses sont liées. Elles sont comme des arborescences en étoile, absolument toutes liées les unes aux autres. Même dans le vide il y a du lien ! Ce qui lie ces choses, ce qui les réunit, c’est quoi ?

L’iboga augmente l’intelligence.

Pourquoi ? Car elle branche l’intelligence interne (celle du corps-esprit) en unisson avec celle du reste du monde. L’intelligence devient sans limite. Elle peut arpenter les chemins de traverse de l’univers.

Le 5 novembre au matin, je me repose dans la maison de Véronique. Je feuillette un bouquin pour enfants sur le Moyen-âge. En le lisant, je réalise que les chevaliers établissaient des ordres, des lois. Qu’est-ce qui les guidait à créer de telles divisions, des différences, etc. ? Ils imitaient des ordres et des lois cosmiques. Les lois humaines y ressemblent en apparence, mais sont pourtant différentes. Les lois humaines et celles de la matière sont l’ombre de ces lois cosmiques, auxquelles elles essayent de ressembler.

Pourquoi ? Parce qu’ils sont tous issus de là, de cet ordre cosmique dont ils sont le reflet, la simple ombre, le rejeton. Et, je ne sais plus comment, mais mon raisonnement aboutissait à « l’univers dans un point ». Ah oui, voilà : parce qu’ils sont tous la projection de la même chose. Ils sont tous la projection du même atome primitif, mais ils en sont la déclinaison. C’est pour ça qu’ils reproduisent le même schéma.



Tout, de la plus grosse étoile au plus petit atome, est l’ombre d’un point. (qu’on appelle dieu). Cf. théorie de l’Abbé Lemaître.

Tout change. Même les pierres mincissent avec le temps.

Le temps et l’espace ont été inventés pour permettre à l’infini du monde de s’y déployer.

La vigilance, dans une certaine mesure, est l’ennemi du lâcher prise qui mène à la connaissance.

L’image d’un arbre n’est pas un arbre. Elle n’est que la représentation de cet arbre. De même, on peut se dire que le monde matériel, le monde sensible, n’est qu’une image conjuguée à l’infini. Le monde matériel n’est qu’une image du monde du créateur, qui est un point. C’est un point virtuel, projeté sur le monde réel où il se décline une infinité de fois.

Iboga, ou la kabbale sans Dieu.

Le divin n’a rien de divin.



On pourrait l’appeler aussi le point originel, le trou noir, la matrice, le point matriciel, le modèle, la pure pensée, la conscience unique.

Dans les spiritualités, c’est le Non-manifesté, le Wu, le Créateur, la vacuité, le Brahman, etc.

Hypnose : un ticket pour la spiritualité, sans les rituels.

Celui qui ne pratique pas le zazen qui ne sert à rien, alors son zazen ne sert à rien. (Jean-Marc Bazy)

Les rêves deviennent évidences, sublimes de simplicité et de logique. Les rêves sont la lucarne sur le divin.

L’univers est extrêmement fluide, adapté, souple.

Quand quelque chose me marque au point de rester accroché à ma mémoire durant des années, tel une marotte, une idée fixe, même si anodine, c’est que ça parle à mes atavismes. Quelque chose n’a pas été réglé.

Exemple du prénom Michelle. Exemple de Nosferatu, à élucider. Exemple du rêve de la douleur abdominale.

L’Art de la fugue de Bach : début simple, suite compliquée. Et la fin est un retour au simple.

Chaque mouvement dessine dans l’espace le galbe du temps infini.



Le rêve du papillon

Jadis, Tchouang Tseu rêva qu’il était un papillon, ignorant qu’il était Tchouang Tseu lui-même. Brusquement il s’éveilla et s’aperçut avec étonnement qu’il était Tchouang Tseu. Il ne sut plus si c’était Tchouang Tseu rêvant qu’il était un papillon, ou un papillon rêvant qu’il était Tchouang Tseu.

L’univers est issu d’un point.

Il est virtuel : non-conçu, non-manifesté, non-localisé. Les arborescences infinies qu’il développe dessinent en bas l’univers de la matière, avec ce qu’il faut pour l’épanouir (le temps, l’espace, la pensée).

Dans son essence, l’univers se réduit à un point. Un point sans « être », pure idée.

En bas, ses arborescences sont toutes reliées. Elles reproduisent infiniment l’unité du point originel.

Le monde matériel est l’ombre lumineuse d’un point. Des étincelles, issues de ce point unique et incréé, sont tombées dans les mondes créés. Tout vient du Un. Et toutes choses sont Une, différentes mais non séparées.

Le mental divise. Il masque l’éclatante évidence du divin et de ses liens innombrables au sein du Un.

Tarot, marc de café, etc. : autant de moyens de lire ces liens, offerts à nos sens endormis.

Rappel du midrach juif : dans le ventre de sa mère, l’enfant possède la totalité de la connaissance du monde. Tout l’univers lui est connu, mais d’une façon absolue : sans l’intermédiaire limitant des mots ou de la pensée. A sa naissance, il perd à jamais cette connaissance, et il tentera sans cesse de la retrouver durant sa vie terrestre. Mais en vain, car il le fera avec les outils si imparfaits de la connaissance humaine, ceux de la pensée conscience et limitante.

La soif de savoir et l’envie de construire, qui caractérise les humains, naît de ce hiatus.



Tout cela débute dès l’enfance, et traduit l’envie inconsciente de vouloir recopier en bas l’univers d’en haut. Tout savoir, tout comprendre, tout relier. Dans mon enfance, je voulais tout savoir des images, des photos et des choses, afin d’en extraire les points communs les plus cachés.

L’idée d’une formule scientifique unique, étonnante de simplicité, qui relierait l’ensemble des phénomènes du monde physique, m’avait travaillé. Plus maintenant.



Au contraire ! Lâcher cette attitude, c’est déjà laisser s’approcher le divin dans sa spontanéité.

A ce titre, iboga rapproche du divin.

Si le curiste iboga parvient à réfréner son envie de poser des questions avec acharnement, il neutralise la tendance du mental à chercher des réponses. Alors elles apparaissent, issues de l’extérieur. → extra conscient d’OC.

Moins je me pose de questions, plus les réponses arrivent.

Chacun a un point de vue propre sur l’univers, car il le regarde justement de son point de vue… Si je suis à un mètre de mon voisin, alors je vois un univers différent du sien. Chacun crée son univers à sa façon. Et il existe au moins autant d’univers que d’individus.

La joie est d’essence mystique.

« Au début était le verbe, et le verbe devint chair. » Au début était l’univers en tant que simple pensée ; et le Big-bang le transmuta en matière.

Si je garde tout, je vis quelque chose comme les obsessionnels-compulsifs : je m’éteins. D’où ma collectionnite dans l’enfance qui continue encore un peu aujourd’hui.

Rêve de l’enfance (vacances en Espagne) révélé par la plante.

Tout acte poétique est, par essence, mystique.

Ma théorie du point unique résout la question insoluble « oui, mais qui a créé Dieu le père, hein ? » Qui ? Personne, ni rien, puisqu’il est d’abord une virtualité. Toute essence de quelque chose est mystique, empruntée à Dieu.

Freud était mystique sans le savoir : il avait compris la symbolique, les allusions, les symboles, le fait que les choses ne disent pas ce qu’elles sont, mais autre chose. Cependant, son erreur a été simplement de s’octroyer la connaissance, alors qu’en fait elle appartient à l’être.

Ce qui connecte les choses entre elles est pure pensée.

Mystique : tout ce qui est caché à nos sens, mais pas à notre connaissance.

Le vide est pleinement habité par le souffle divin.

Le vide est plein d’énergie !